Le Pompier
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Le Pompier est une chanson du folklore étudiant français.
Issue du répertoire d’Aristide Bruant, elle devient à partir de 1885 l’hymne des étudiants des Beaux-Arts et de ses architectes.
Contents
• Paroles
• Notes
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Histoire de la chanson
Des paroles d’Aristide Bruant
Cette chanson est issue d’un manuscrit autographe de 1871cite-ref-1[1] des toutes premières compositions d’Aristide Bruant (1851-1925). Il a alors 20 ans et, démobilisé, il écrit les paroles de cette chanson à Courtenay, le village de son enfance.
L’origine de ce chant semble ensuite se perdre lorsqu’il s’impose en 1885 aux Beaux-Arts sous le titre Les Pompiers, puis Le Pompier. Il devient angevin à partir des récits des années 1920 pour être enfin réattribué à son auteur d’origine en 2022cite-ref-4[4].
Introduction aux Beaux-Arts
En 1885cite-ref-5[a], l'élève Édouard Defaye (1857-1898) introduit cette chanson à l’atelier officiel d’architecture Jules André (1819-1890) de l'École des beaux-arts de Paris lors d’une charrette d'un concours général de construction de 1re classecite-ref-6[5]. Chanter dans les ateliers de l’École est alors une habitude car les postes radios n’existent pas encore.
L'atelier André se situant à l’extérieurcite-ref-7[b] des Beaux-Arts, il faut le jour du jury dudit concours pousser et tirer les charrettes sur lesquels sont posés les « panetscite-ref-8[6] » (ou rendus). Les élèves entrent alors dans la cour de l’École en entonnant Le Pompier, au grand étonnement des autres ateliers. L’atelier André remportant ce jour-là le premier prix du concours de construction, ils ressortent en direction de leur atelier en chantonnant triomphalement cet air. C’est à partir de ce moment que Le Pompier est progressivement adopté par l’ensemble de l’École pour devenir l’hymne des Beaux-Arts et fredonné par tout le Quartier Latincite-ref-9[7]. La chanson est célébrée dès 1892cite-ref-10[8] lors du premier Bal des Quat’z’Arts.
Dès lors, elle est chantée pour tous les événements importants liés à l’École. À partir de 1968cite-ref-11[c], cette tradition se poursuit chez les élèves architectes et on entend toujours Le Pompier lors de diplômes, d’anniversaires, de mariages, d’enterrements ou en ouverture des Concours de fanfares des Beaux-Arts.
Paroles
Les paroles et l’ordre des couplets, transmis pendant longtemps oralement au sein des ateliers de l’École des Beaux-Arts, ont quelque peu évolué depuis la version originale de 1872 et son introduction en 1885. Toutefois les paroles chantées aujourd’huicite-ref-12[9]cite-ref-13[10] sont restées très proches de celles de Bruant. Un élève lance généralement un long « On », puis tous reprennent ensuite :
Notes et références
Notes
cite-note-5a. ↑ L’histoire de l’introduction de cette chanson aux Beaux-Arts est relatée par Jean-Paul Alaux dans son ouvrage « Souvenirs sur les origines de la Chanson des Pompiers (...) » paru en 1926. Toutefois, l’origine angevine de la chanson proposée par Alaux n’a été remise en cause que récemment grâce à la découverte du cahier manuscrit de 1871 d’Aristide Bruant et de la partition éditée en 1872.
cite-note-7b. ↑ Au 22, rue Cassette, Paris 6e arr.
cite-note-11c. ↑ Le 6 décembre 1968 parait le décret initié par André Malraux séparant l’enseignement de l'architecture de l’’École des Beaux-Arts.
Références
cite-note-11. ↑ La Gazette Drouot du 27 septembre 2014 (revue hebdomadaire), vente « Aristide Bruant, le chansonnier de la Belle époque », lots no 5 et no 6, Manuscrits autographes signés.
cite-note-22. ↑ palazetto-bru-zanePalazetto Bru Zane, « Page de titre de la Cascade excentrique, Le casque du pompier (Bruant / Durez & Séguin) », sur bruzanemediabase.com (consulté le 10 janvier 2023)
cite-note-33. ↑ ark-12148-bpt6k11901645Bibliothèque nationale de France, département Musique, « Le casque du pompier », sur gallica.bnf.fr, 2 février 2020 (consulté le 10 janvier 2023)
cite-note-44. ↑ Isabelle Conte, Le bal des Quat'z'arts (1892-1966). La ritualisation des derniers feux de la tradition académique. Sous la dir. de Leniaud, Jean-Michel. Thèse doctorante, Hist. art, EPHE, 2012 (notice sur aghora.fr)
cite-note-65. ↑ alaux1926jean-paul-alaux1926Jean-Paul Alaux, Souvenirs sur les origines de la Chanson des Pompiers, de la Ballade du Rougevin et du Bal des Quat’z’Arts, Paris, Edité à compte d'auteur, 1926
cite-note-97. ↑ palazetto-bru-zanePalazetto Bru Zane, « Page de titre de la Chanson monôme du Quartier Latin, Le pompier (Damaré / Dreyfus) », sur bruzanemediabase.com (consulté le 10 janvier 2023)
cite-note-108. ↑ samoyault-m-ller2021christophe-samoyault-m-ller2021Christophe Samoyault-Müller, « La montée au Bal et l’entrée au Bal », sur 4zarts.org, 18 avril 2021 (consulté le 22 avril 2024)
cite-note-129. ↑ 1950Nos chansons, Cent chansons (Bréviaire de l’École), Paris, Grande Masse des Beaux-Arts, 1950, 196 p., p. 5-6
cite-note-1310. ↑ masse-de-beaux-arts2022grande-masse-de-beaux-arts2022Grande Masse de Beaux-Arts, « Le Pompier (3/3) », sur grandemasse.org, mars 2022 (consulté le 10 janvier 2023)
Voir aussi
Bibliographie
Ouvrages
• Jean-Paul Alaux, Souvenirs sur les origines de la Chanson des Pompiers, de la Ballade du Rougevin et du Bal des Quat’z’Arts, Paris, Édité à compte d’auteur, 1926.
• René Beudin, Charrette au cul les nouvôs ! Le parler des architectes, Éditions Horay, coll. « Cabinet de curiosité », Paris, 2006, 104 p. (ISBN 2705804382)
• Isabelle Conte, Le bal des Quat'z'arts (1892-1966). La ritualisation des derniers feux de la tradition académique, Sous la dir. de Leniaud, Jean-Michel. Thèse doctorante, Hist. art, EPHE, 2012.
• Michel Day, Charrette, Édité à compte d'auteur, Paris, 2001, 150 p.
Articles
• Trois articles sur le site de la Grande Masse des Beaux-Arts :
• Isabelle Conte, « Le Pompier (1/3), origine : De Bruant au quai Malaquais, 1872 », Brèves historiques, sur grandemasse.org, 1er mars 2022 lire en ligne (page consultée le 10 janvier 2023)]
• Christophe Samoyault-Muller, « Le Pompier (2/3) : Naissance d’un hymne, 1885-1940 », Brèves historiques, sur grandemasse.org, décembre 2014 (mis à jour 15 mars 2022) lire en ligne (page consultée le 10 janvier 2023)]
• Emmanuel Sallès, « Le Pompier (3/3) : Les paroles de la chanson, Aujourd'hui », Brèves historiques, sur grandemasse.org, 16 mars 2022 lire en ligne (page consultée le 10 janvier 2023)]
Audios
• Plusieurs articles de la rubrique Disque du mois du site de la Grande Masse des Beaux-Arts proposent, en plus de la lecture de l’article, d’écouter d’anciens enregistrements de cette chanson, dont :
• Pierre-Édouard Caloni, « Enregistrement du Pompier : Chorale de l’atelier André, Columbia, 78T, 1931 », Disque du mois, sur grandemasse.org, avril 2014 lire en ligne (page consultée le 10 janvier 2023)]
• Pierre-Édouard Caloni, « Disque du bal des 4’Z’Arts : L’orchestre des 4’Z’Arts et le chœur du Comité, 78T, 1954 », Disque du mois, sur grandemasse.org, mai 2014 lire en ligne (page consultée le 10 janvier 2023)]
Articles connexes
Liens externes
• Vidéo sur le site de l’INA d'un concours de casques (de pompiers ?) en juin 1951 à Saint-Gemain-des-Prés organisé par les étudiants des Beaux-Arts lire en ligne (page consultée le 10 janvier 2023)]
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